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La mutuelle d’accompagnement social de l’Armée de l’Air et de la Défense

Notre histoire : 70 ans !

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Des associations d’entraide aux mutuelles de région aérienne

Au fil des années, et dès les années 30, l’élan de solidarité est allé s’amplifiant et le besoin de s’entraider est devenu de plus en plus pressant; il conduisit naturellement au regroupement de tous les éléments associatifs au sein de véritables mutuelles, qui se développèrent dans les escadrilles, les escadres, pour aboutir aux mutuelles de région aérienne, au nombre de cinq à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Elles cessèrent leur activité avec la défaite. Il fallut alors attendre quelques mois après l’armistice de 1940 pour que renaisse le grand élan mutualiste d’avant-guerre.

La Société de secours mutuels

Elle rassemblait tous les volontaires, anciens et nouveaux adhérents. Son siège était implanté caserne Pérignon à Toulouse puis, à partir de 1942, dans l’ancienne Ecole vétérinaire, où il resta jusqu’à la libération.

Le Général Pastier, dont l’activité s’exerçait dans un premier temps dans toute la métropole, était présent-fondateur ; son chef d’état-major, le Colonel Gilbert NEBOUT, devenait président. Même si la guerre ne facilitait pas l’entreprise, toute une organisation se mit rapidement en place (délégués, création d’une commission administrative, système de cotisations, versement d’aides personnalisées …).

Deux actions mutualistes séparées par la guerre

L’une des principales difficultés pour la Société de secours mutuels résidait dans le recrutement. Il faut d’abord lent et difficile, surtout en zone occupée, puis alla grandissant grâce au dévouement et à l’activité inlassable des délégués, mais il faut impossible en Afrique française du Nord. Le siège, qui s’était rapproché de la Mutuelle de la 5e Région aérienne, n’avait plus de contact avec elle ; il fallut attendre la Libération pour le renouer.

Entre-temps s’était créée à Alger, le 20 octobre 1943, une Société privée de large et complète solidarité. Elle exerçait son activité au profit des familles de ses membres actifs qui avaient été tués ou qui étaient décédés à la suite de blessures ou maladies contractées à l’occasion du service. Le président-fondateur en était le Général René BOUSCAT. Le Général Charles de GAULLE était le président d’honneur des Comités de patronage.

1947 : création de la S.N.M.E.V.O.A.A

Dans la même période, l’Entraide de l’aviation, présidée par Madame Blanche BOUSCAT, avait transféré son siège social d’Alger à Paris (16e) et poursuivait une activité qui recoupait fréquemment celle de la Société de secours mutuels de l’Armée de l’Air. Aussi, les deux mutuelles décidèrent-elles d’unir leurs efforts et de rechercher ensemble de nouveaux adhérents. Leur fusion fut effective en octobre 1947.

La Société de secours mutuels de l’Armée de l’Air s’engagea auparavant à maintenir dans ses statuts le double secteur “vie” et “décès” et à apporter une aide aux veuves jusqu’à l’extinction de leurs besoins. Les deux mutuelles réunies s’installèrent à Paris (15e), dans un immeuble qu’elles avaient acheté en commun.

Les Ailes mutilées rejoignent la Mutuelle

A la fin de l’année 1948, une association historique, les Aide mutilées, rejoignit la nouvelle entité, lui confia son drapeau et l’autorisa à utiliser son insigne, qui devint ainsi celui de la Mutuelle.

Cette période fut aussi l’occasion pour le ministre de l’Air et le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, sur proposition du Colonel Nebout, de compléter l’action en faveur du plus grand nombre de personnels. C’est ainsi que fût créé un organisme ouvert à l’ensemble des militaire de l’Armée de l’Air, afin de couvrir en cas de décès ou d’invalidité, non seulement les risques professionnels, mais aussi les risques hors service. Cette nouvelle structure, conçue en 1948, naquit en 1949. La Mutuelle, n’ayant pas pour vocation de gérer ces risque, sur l’avis même sur ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, fonda à l’instigation de l’état-major des forces armées Air une association relevant de la loi de 1901, à but non lucratif, le Groupement de prévoyance de l’Armée de l’Air (G.P.A.A.).

Un rôle complémentaire de la Sécurité Sociale

Les années 40 s’achevèrent par l’application du régime de Sécurité sociale des militaire, la loi ayant été votée le 12 avril 1949. L’extension de la Sécurité Sociale aux militaires fut une étape très importante dans le système de prévoyance sociale, mais elle fut source de difficultés pour la Mutuelle qui dut reconsidérer l’ensemble de ses structures . L’une des conséquences fut la réduction de la subvention versée par le Ministère de l’Air, passée de 50 % à 25 % du montant des cotisations des adhérents. Pourtant, la Mutuelle dut continuer de faire office de caisse de Sécurité Sociale, en attendant le relais que devait assurer la Caisse nationale militaire de Sécurité sociale (C.N.M.S.S.), qui prenait à sa charge tous les frais de soins médicaux prescrits après la promulgation de la loi.

Sur le plan financier, la S.N.M.E.V.O.A.A. se chargea de la liquidation des dossiers en instance. Le centre de paiement n° 41 de l’Armée de l’Air, à compétence nationale, fut implanté au siège de la Mutuelle. En échange des opération qu’elle effectuait pour le compte de la C.N.M.S.S., la Mutuelle était remboursée forfaitairement de ses frais. Ainsi commençait à prendre forme la complémentarité des deux instituions.

Un développement rapide

Outre ces évolutions importantes, des changements eurent également lieu dans les statuts. La Mutuelle étendit le bénéfice des prestations à de nombreuses catégories : aumôniers militaires, assistantes sociales, enfants à charge… Par ailleurs, la C.N.M.S.S. reconnaissait la double fonction de délégué et de correspondant Sécurité Sociale.

En 1958, la Mutuelle transféra son siège social dans le 8e arrondissement. L’année 1959 vit la naissance d’une première “Page du mutualiste” et du premier “Guide mutualiste”. Les années 50 s’achevèrent enfin sur les premières conventions directes passées avec certains pharmaciens afin de permettre la mise en place du tiers payant pharmaceutique.

L’action sanitaire et sociale

Dès les années 60, l’action sanitaire et sociale se développa. De nombreuses et importantes subventions furent versées en contrepartie de réservations, notamment à des instituts médico-pédagogiques et des maisons de retraite pour personnes âgées.

La présence de la Mutuelle se manifesta ainsi par son action déterminante dans la création de la première maison de convalescence spécialisée pour personnes âgées, le château du Tillet, qui ouvrit le chemin à d’autres établissements du même type réalisés par la C.N.M.S.S. à Fréjus et Ploemeur.

La S.N.M.E.V.O.A.A. devient la Mutuelle de l’Armée de l’Air

L’appellation de S.N.M.E.V.O.A.A. fut définitivement abandonnée en 1991, au profit de celle de Mutuelle de l’Armée de l’Air. Ce changement de raison sociale, imposé par le Code la Mutualité qui interdit à une mutuelle de s’intituler “société “, n’était pas qu’une simple mise à jour; il n’était pas une rupture avec le passé, mais au contraire la marque d’un souci d’évolution.

En 1991, le Commissaire Général BAJARD fut remplacé par le Général Jean-Paul CHOLLET à la présidence de la Mutuelle qui, en 1994, signa le protocole d’accord de l’adhésion à la Fédération nationale de la Mutualité Française.

En outre, la Mutuelle contribua financièrement à l’ouverture en 1995 de la maison de soins de suite et de longue durée de la Martinière à Saclay.

Un idéal toujours présent

En 1997, la Mutuelle de l’Armée de l’Air compte près de 100 000 adhérent et protège 230 000 personnes. Son budget s’élève à 400 millions de franc. Elle vient également d’acquérir un nouveau siège social, plus vaste et plus fonctionnel, à Boulogne Billancourt, 160 bis, rue de Paris.

L’idéal qui, il y a plus de cinquante ans, animait les pionnier demeure ancré dans la réalisé quotidienne de la Mutuelle de l’Armée de l’Air. Entre tradition et innovation, se dessine ainsi une histoire aussi exigeante que passionnante.

2009 : Transfert de l’activité santé à Unéo

Le 1er octobre 2008, les adhérents de la Mutuelle de l’Armée de l’Air sont devenus les adhérents de la mutuelle Unéo.

Ils sont néanmoins restés adhérents de la Mutuelle de l’Armée de l’Air qui, suite au transfert de l’activité complémentaire santé à Unéo, s’est recentrée à partir de 2009 sur son nouveau périmètre d’action : l’accompagnement social.

Ce nouveau périmètre d’action permet à la Mutuelle de rester encore plus proche de ses adhérents et de l’armée de l’air.

2016 : la Mutuelle de l’Armée de l’Air devient une référence en matière d’accompagnement social

Durant huit années la Mutuelle de l’Armée de l’Air a développé un savoir-faire et une expérience qui lui permettent aujourd’hui d’être une référence en matière d’accompagnement social.

Pourquoi la Mutuelle est-elle experte de l’accompagnement social ?

Parce qu’elle accompagne ses adhérents dans ce domaine de longue date, qu’il s’agit de son cœur de métier et qu’elle le connaît bien.

Comment ? 

  • En ayant adapté ses aides aux besoins de ses adhérents et de leur famille,
  • En développant ses partenariats afin d’apporter des services innovants et complémentaires aux adhérents,
  • En faisant le choix de la priorité à la personne et donc du service à la personne.